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M'aime pas mal ! De l’errance à l’espoir, un voyage initiatique et comique au cœur du no man’s land de la rupture au masculin. Un comédien, un musicien et de la vidéo pour découvrir un monde où le présent est à l’imprévisible. |
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L’histoire
Vincent, la trentaine, qui après une rupture sentimentale brutale, voit son image d’homme s’écrouler. Les certitudes, les repères n’existent plus. Il part donc affronter ses peurs et ses solitudes. C’est le début de son errance. Quel homme est-il ? Vincent n’a pas eu de père, il a été moulé par la société dans le culte de l’homme fort !
Il va d’abord faire le vide, pour ne plus souffrir, et tout remettre en cause afin d’aller plus loin. Se mettre dans des états extrêmes, pour tenter de comprendre l’extrême de son être. S’échouer sur des terres inconnues, rencontrer de nouvelles images de soi et s’approcher le plus possible d’un centre. Accepter de se tromper, de ne pas être parfait, chercher, douter et savoir d’où l’on vient. C’est la quête du moi acceptable. Pour cela le mouvement est obligatoire, fuir l’immobilité, redevenir nomade, accepter l’imprévisible afin de laisser à nouveau entrer la vie, et par conséquent l’amour.
Le ton
Cette pièce ne se veut pas du tout dramatique. Ce n’est pas un récit nombriliste, mais une suite d’états que tout être peut connaitre. Eviter le coté replié sur soi et sans partage. Vincent s’adresse ironiquement, plusieurs fois au public pour ne pas cristalliser la situation. Vincent redécouvre la vie, il est maladroit, nu et par conséquent tombe souvent. Ses maladresses l’amènent à se moquer de lui-même. C’est d’ailleurs cette moquerie qui lui permet de tendre sans cesse vers l’espoir.
La forme
En fait, même si les sujets sont « sérieux », c’est la façon d’en parler qui compte. C’est cela qui est important. Puisque bien entendu, tous ces thèmes ont déjà été abordés. J’ai donc choisi l’humour, la vidéo et la musique.
 | L’humour parce que j’aime rire. C’est de là que vient le recul nécessaire pour continuer d’avancer. |
 | La vidéo car depuis quelques années, elle fait totalement partie de notre quotidien. Et d’un point vu théâtral, elle agrandit notre champ de perception et de réflexion personnelle. Elle apporte une profondeur physique à l’espace scénique. La scène est nue : uniquement des écrans. Ici, il s’agit d’être en permanence dans l’esprit de Vincent. Le décor est sa pensée. Elle est illustrée durant tout le spectacle par des couleurs, des symboles, des images animées. Tout cela de façon subtile sans commenter. Juste pour prolonger son état, son ressenti. |
 | La musique est le moyen le plus rapide pour accéder ou amener le spectateur à l’errance mentale de Vincent. J’ai écrit ce spectacle comme on conçoit un album. Le petit film central pourrait en être le clip. Chercher un rythme, une note correspondant à cette quête, à cette ivresse. Souvent quand on doute, les idées se répètent comme un refrain, comme des notes répétitives. Ici chaque texte, peut être illustré par une musique, comme les différents morceaux d’un album. Poser les mots sur un support vibratoire pour accompagner l’âme du personnage. |
J’essaie d’utiliser tous ces moyens pour m’approcher le plus possible de la justesse, du ressenti de Vincent. Comme je le disais plus haut, je ne raconte rien de nouveau. Mais l’art est une façon de communiquer. C’est une conversation avec soi et son entourage. A chacun son style, sa création, le tout est que cet échange rencontre un écho quelque part.
Technique :
Ecrans vidéos : fond et milieu scène
Vidéo projecteur : 6000 lumens
Contenu vidéo : série de photos. Un clip vidéo (4 mn.). Habillage vidéo (durée du spectacle). Support DVD
Bande son : support CD
Décor :
Un fauteuil club
Un guéridon ou petite table
Un cube
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